Le « Projet Weyborey » Guinda consolide les acquis à travers des séances de restitution et de dialogue communautaire
Torodi, les 1er et 3 mai 2025 – Dans le prolongement des activités de formation menées en septembre 2024, le projet « Weyborey Guinda », porté par l’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de la Femme et de l’Enfant – ANDDFE – Hakin Iyali avec le financement de Women’s Peace & Humanitarian Fund – WPHF à travers ONU Femmes Niger, a procédé à une série de séances de restitution et de dialogues communautaires dans les localités de Sirimbana et Kobadjé, situées dans le département de Torodi de la région de Tillabéri. Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique de capitalisation des acquis, de renforcement du leadership féminin et de consolidation de la paix communautaire.
Un objectif clair : renforcer le savoir et l’engagement citoyen féminin
L’ambition du projet « Weyborey Guinda » est de favoriser la participation significative des femmes dans les processus de prévention des conflits, à travers leur implication dans les sphères décisionnelles locales. Dans un contexte de défis sécuritaires où les femmes restent souvent marginalisées, ce projet se veut une réponse stratégique à la fois juridique, sociale et politique.
Restitution des acquis : un effet démultiplicateur au service des communautés
Les séances de restitution des formations, tenues à Sirimbana (1er mai) et Kobadjé (3 mai), ont permis à vingt-deux (22) femmes leaders formées précédemment de partager leurs nouvelles compétences avec d’autres membres de leurs groupements. En présence de l’Administrateur délégué de Torodi, des chefs de village et de la Directrice de la protection de la femme, ces rencontres ont marqué une étape clé dans la diffusion horizontale du savoir.
Résultats :
- Une meilleure appropriation des droits civils et politiques des femmes ;
- Une évolution perceptible des mentalités locales, notamment une reconnaissance croissante du rôle des femmes dans la gouvernance ;
- L’émergence de nouvelles figures féminines engagées dans les dynamiques communautaires.
Impacts majeurs :
- Une mobilisation massive des populations autour de la paix et de la participation féminine ;
- Une prise de conscience collective sur l’importance d’un engagement inclusif ;
- Le renforcement du lien social et de la cohésion entre les communautés.
Vers une culture du dialogue communautaire durable
À l’issue de ces activités, plusieurs changements positifs ont été observés :
- Les femmes formées expriment désormais une confiance accrue dans leur rôle de décisionnaires ;
- Les OSC féminines locales voient leurs capacités renforcées ;
- Une culture de dialogue intergénérationnel et communautaire s’enracine progressivement, favorisée par l’accompagnement des autorités locales.
Enseignements et recommandations pour la suite
Les retours du terrain confirment la pertinence des approches pédagogiques utilisées (témoignages, jeux de rôle, échanges participatifs) et soulignent les conditions clés du succès :
- Une appropriation locale forte ;
- L’implication active des chefs coutumiers ;
- Un suivi post-formation structuré.
Recommandations :
- Instaurer les restitutions comme outil de suivi communautaire durable ;
- Impliquer davantage les hommes dans les dynamiques de paix ;
- Créer les comités d’alerte précoce avec des formations spécifiques ;
- Documenter et répliquer les bonnes pratiques dans d’autres zones vulnérables.
Une dynamique à pérenniser pour un changement structurel Les activités récentes du projet « Weyborey Guinda » marquent une avancée significative vers l’émergence d’un leadership féminin local fort, capable de contribuer efficacement à la prévention des conflits et à la gouvernance inclusive. En misant sur la restitution, l’ancrage communautaire et la mobilisation populaire, ce projet ouvre la voie à une transformation sociale profonde dans la région de Tillabéri.
